Sélection dvd (mars 2008)  posté le mardi 11 mars 2008 18:15

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Sélection dvd (mars 2008)

 

Bonjour à tous amis fidèles.

 

Aujourd'hui je vous ai concoté une petite sélection personnel de dvd (oui je sais normalement j'aurais du vous parlez de James Cameron et du futur du cinema mais ca sera pour la prochaine fois puisque quelques infos devraient être lachés sur Avatar dans les semaines à venir, sans oublier que je dois impérativement vous briefer sur Speed Racer des frères Wachowski !), et comme je suis très sympa j'ai décider de faire dans la démagogie pure et simple en éduquant nos chers têtes blonde pour qui le cinema commence en 1980 (quoi il avait des caméras dans les années 1940 ? Oui il en avait même en 1895 ! Roh {#}) en leur proposant de l'hydroclassique hollywoodien gravé sur galette ! Tous les films proposés sont dispos sur amazon pour les feignants {#}.

 

Double Indemnity (Assurance sur la mort) de Billy Wilder (1944)

On commence par cet über classique qu'est Double indemnity/Assurance sur la mort. A mon humble avis, le parangon du film noir insurpassable. Wilder donne au genre son modèle définitif. Le couple Fred MacMurray et Barbara Stanwyck (superbe blonde vénéneuse) est inoubliable d'opportunisme (l'un des grands thèmes de Wilder) et de misanthropie. Impossible d'échapper au piège se refermant progressivement sur des amants bien décidés à tuer un mari génant afin de toucher la police d'assurance de son décès qu'ils lui ont fait contracter dans son dos. Superbement photographié, le cynisme habituel du cinéaste fait des merveilles, aidé par les dialogues ciselés du scénariste Raymond Chandler qui adapte le roman de James Cain ! Copie parfaite du dvd édité chez Carlotta films, avec bonus passionant.

 

The man who shot Liberty Valance (L'homme qui tua Liberty Valance) de John Ford (1962)

Le seul et unique cinéaste americian qui peut se considérer comme le maître du western classique dans le sens le plus noble est bel et bien John Ford (Mr cinema americain en personne).  Les specialistes se disputent encore la suprématie du plus grand titre du maître. Même si The searchers (La prisonnière du désert) arrive régulièrement en tête, je ne serais que trop vous conseillez L'homme qui tua Liberty Valance. Dernier grand film de Ford, il est LE western crépusculaire qui marque la fin d'une époque. La loi du talion de l'Ouest sur le point d'être remplacer par l'ideal de justice démocratique. Le film oppose un cow boy sur le déclin à un avocat promit à une brillante carrière. Au centre de la confrontation de cette transition historique la figure poussièreuse du dernier grand salaud de l'Ouest : Liberty Valance. Avec John Wayne, James Stewart et Lee Marvin. L'homme qui tua Liberty Valance est une mise en abyme mélancolique bercé de désillusions sur les fondements même du mythe americain. Indispensable !

The night of the hunter (La nuit du chasseur) de Charles Laughton (1955)

Seul et unique film de Charles Laughton, La nuit du chasseur est le cas rare d'une oeuvre qui échappe à toute étiquette ! On a beau le connaître par coeur impossible de trancher si il s'agit d'un film noir, d'un cauchemar éveillé ou simplement d'une balade elegiaque de deux enfants poursuivit par un croque-mitaine interprété par un Robert Mitchum au bord de la démence. La puissance de cet écrin aussi noir que l'ébène est toute à la fois expressionniste, métaphysique et biblique. Le récit empruntant plusieurs voies et courants artistiques. Déconcertant à l'époque de sa sortie (aujourd'hui disséqué dans les écoles de cinema), Laughton payera cher son cuisant échec commercial et ne tournera plus jamais, se contentant de rester dorénavant devant la caméra comme acteur.

 

Vertigo (Sueurs froides) de Alfred Hitchcock (1958)

Comment envisager de faire une brève sélection de classique de l'âge d'or du cinema Hollywoodien sans citer Alfred Hitchcock, l'un des plus brillants auteur - formaliste du 7ème Art. L'oeuvre la plus obsessionnelle du cinema a accouché de montagnes d'exégèses, d'hermeneutiques, d'analyses psychanalitiques, et de conclusions peremptoires de spécialistes chromatique et de l'image à n'en plus finir.  Vertigo constitue ni plus, ni moins que le chef d'oeuvre esthétique et sémantique du maître. Peu de cinéaste peuvent se vanter d'avoir toucher un tel idéal de l'art, à la fois commerciale et expérimentale, mais aussi simplement universelle (on peut quand même citer Charlie Chaplin et Steven Spielberg !). Le mieux est encore de (re)découvrir le film vierge de toute axiome, et de se laissé bercer jusqu'au point de vertige souhaité par le cinéaste, une expérience qui vous fera revenir "d'entre les morts" {#}.

 

Un lien personnel d'une analyse qui ne l'est pas moins sur Vertigo :

http://www.lesiteducinephile.net/sortiesdvd/vertigo.htm

 

Le temps me manque chers cinéphiles, mais vous ne couperez pas à une nouvelle sélection de dvd le mois prochain. A bientôt...

Cédric GENTAZ

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